logo

ADELINA VON FÜRSTENBERG

Adelina Cüberyan von Fürstenberg est une curatrice qui, dans sa riche carrière, a monté de nombreuses expositions à travers le monde. Sa dernière exposition « Africa » au PAC (Pavillon d’Art Contemporain) de Milan s’est achevée le 11 septembre 2017.


D’o
ù vous vient cette passion pour l’art ?

C’est une vieille histoire. Quand j’étais enfant, j’ai vu à la télé l’émission « Lascia o raddoppia » [un jeu télévisé conduit par Mike Bongiorno, qui a marqué l’histoire des émissions de ce genre en Italie, N.d.R.] et parmi les concurrents, il y avait John Cage. Tout en sachant qu’il était compositeur, Mike Bongiorno lui a demandé de jouer une pièce. Cage s’est assis derrière le piano et il n’a pas joué – il s’agissait de « Silent piece ». Cet épisode m’avait énormément frappé car cela me montrait qu’il y avait un autre monde. Plusieurs années après, quand j’ai travaillé avec Cage, il m’a dit qu’il avait participé à l’émission car à ce moment-là, il faisait un spectacle à Florence avec Robert Rauschenberg et Merce Cunningham et ils avaient besoin d’argent. C’est là où réside mon intérêt pour l’art, c’est-à-dire l’art qui ouvre des horizons, qui permet de voir le monde autrement et en même temps d’être tous ensemble.

 

Quelles idées défendez-vous ?

Les droits de l’homme mais pas d’une manière stricte. Par expérience, je me suis toujours rendue compte que chaque œuvre d’art a une raison d’être qui est liée à l’homme et à l’humanisme. J’ai creusé ce sujet et j’ai vu qu’en réalité les droits de l’homme et les œuvres d’art ont beaucoup de choses en commun. Donc je peux lire les œuvres d’art à travers les droits humains. Cela fait que je défends les valeurs universelles à travers l’art.

 

Et par rapport à ça, quelles ont été vos expériences les plus marquantes ?

Je crois que toutes les expériences – les bonnes comme les mauvaises – sont bonnes pour voir, lire, faire de l’art. Chacun de nous fait ses expériences personnelles. Si en plus l’on a la chance d’avoir un imaginaire qui nous projette plus loin, chaque expérience nous enrichit et nous permet de créer. Donc je pense que les expériences sont primordiales pour la création de n’importe quel projet artistique. C’est pourquoi, si l’on n’a pas d’expérience, l’on ne peut pas faire de l’art. Mais l’expérience n’est pas reliée à l’âge, même à vingt ans l’on peut avoir de l’expérience. Je parle de l’expérience dont parlait Walter Benjamin [philosophe et écrivain allemand du début du XXe siècle, N.d.R].

 

Que pensez-vous de l’art contemporain ?

Je ne pense rien de l’art contemporain, il m’attriste beaucoup, j’en suis même souvent déprimée. Mais je ne suis pas la seule, tout le monde est déprimé à cet égard. Je crois en l’artiste contemporain mais je ne crois plus en l’art contemporain, il n’y a plus de place. Maintenant, l’on ne voit plus de l’art mais de la décoration, des moyens pour faire de l’argent. Souvent, à cause de mon travail,  je me retrouve dans des réunions avec des gens qui sont dans des comités mais ils ne comprennent absolument rien. Ils voudraient rencontrer des banquiers pour qu’ils les aident. Il est vrai que certaines banques dépensent beaucoup mais elles n’achètent pas bien. C’est-à-dire que maintenant, on dépense pour l’art mais cela ne signifie pas « acheter de l’art ». Cet excès d’argent est très mauvais pour le monde de l’art.

La globalisation a joué un rôle majeur dans ce cadre…

Il y a eu des artistes extraordinaires partout. La globalisation n’a pas spécialement révélé l’art des artistes non européens, mais elle a provoqué une coulée d’argent de ces pays vers l’occident. Les Chinois, les Russes et plein d’autres pays ont amené de l’argent en Europe ; ils se sont occidentalisés, ils ont copié l’occident et ils ont perdu leur culture. Les pays arabes, par exemple, ne peuvent pas s’intéresser à l’art de la même façon que nous car leur culture est iconoclaste. Cela fait que le marché de l’art s’est réduit à du business : c’est l’excès d’argent qui a pourri le milieu parce que les banques conseillent à leurs clients d’investir dans de l’art tranquille, facile, décoratif. Par exemple, aujourd’hui, personne parmi ces investisseurs n’achèterait des œuvres de Bacon car il est trop dérangeant.

 

 Vous venez de nommer la perte de culture. C’est aussi à partir du constat de ce phénomène que vous avez focalisé une partie de votre travail en tant que commissaire sur la diaspora ?

Pas vraiment. En tant qu’être humain, je ne suis pas européenne moi-même, je viens d’une autre culture. Je suis née à Istanbul, j’ai été éduquée en Italie et en Suisse, mais ma langue maternelle est l’arménien. Je suis européanisée, j’ai reçu une éducation européenne, je suis de nationalité suisse et je me sens à 100% de culture occidentale, mais à l’intérieur de moi je suis arménienne. Donc ma propre culture s’appuie sur des racines très anciennes. Cela me permet de vivre en occident de façon équilibrée car je sais qui je suis, je n’ai pas de problèmes d’identité. Ce qui fait que mon occidentalisation m’a quand même permis au moment venu de regarder ailleurs. C’est différent quand d’autres curateurs parlent des cultures non occidentales car ils n’ont rien en commun avec elles sauf l’esthétique.

 

Définiriez-vous votre travail comme un art ?

Quand j’étais au lycée, j’ai rencontré Harald Szeemann [historien d’art et curateur suisse du XXe siècle, N.d.R.] qui m’a beaucoup imprégné. En Suisse, un curateur est appelé Kunstmacher, c’est-à-dire celui qui fait de l’art. J’ai observé, appris par toute sa génération de curateurs qui d’ailleurs étaient autour des Documenta 5 dont Szeemann a été le directeur artistique. Ensuite, j’ai aussi beaucoup appris par les artistes conceptuels : au départ, je ne comprenais absolument rien de l’art conceptuel et je me suis dit que la meilleure manière pour le comprendre c’était de travailler avec eux et regarder comment ils travaillaient. L’art conceptuel m’a appris à comment faire de l’art : pas tellement comment choisir mais en termes de l’espace, de l’installation, la relation avec l’œuvre etc. Chaque chose que j’ai faite a été un pas le long du chemin d’apprentissage et c’est comme ça que je fais de l’art : j’apprends à chaque fois.

 

 Qu’est-ce que votre travail apporte au sein de notre société ?

J’ai une manière de penser qui ne correspond pas aux curateurs d’aujourd’hui mais à l’idée de curateur per se. Quand j’étais à Grenoble, nous avons fondé l’école des curateurs et c’est cela que j’enseignais à mes élèves : le curateur doit tout d’abord travailler pour le public et après pour le privé.

Mais maintenant, évidemment, le curateur est au service du collectionneur, c’est un P.R. car il est obligé de chercher de l’argent parce que les fonds publics sont insuffisants. Et le public, aujourd’hui, ne s’intéresse ni aux politiques ni aux collectionneurs.

Jeff Koons est un artiste qui me semble être au sommet de ce système…

Effectivement, Jeff Koons a très bien étudié ce système parce qu’au départ, il était un stockbroker [agent de change] et il a compris qu’il pouvait transformer en œuvre d’art un objet commun, tel qu’un garçon peut en trouver dans l’habitation de sa mère. En voyant son œuvre, un homme aisé va se rappeler de son enfance et il va l’acheter. Koons parvient à toucher les gens qui ont les moyens en s’appuyant sur leurs sentiments les plus intimes.

 

Quel est votre artiste préféré ?

Mes artistes préférés sont toujours les derniers avec lesquels j’ai travaillé car ils sont ceux avec lesquels je suis en pleine mise en œuvre donc je les ai dans mon esprit. Mais à vrai dire, il y a des milliers d’artistes que j’aime. Et de toute façon je ressens une proximité artistique avec beaucoup d’artistes. En tout cas, un artiste qui m’a beaucoup marqué, c’est Rauschenberg. Il a été un très grand artiste, un inventeur, un homme qui allait à la rencontre des autres et qui a beaucoup voyagé à cette fin. Il disait toujours que la relation qu’il avait avec les gens lui ouvrait la relation avec le monde. Il compte aussi parmi les premiers artistes que j’ai rencontrés. Quand j’étais à l’université à Genève, la galerie new-yorkaise Sonnabend y avait un siège et l’une des premières expositions que j’ai vue à l’âge adulte à été consacrée à Rauschenberg et je l’ai rencontré au vernissage.

 

Pourquoi l’art est-il important ?

Pour répondre, je vais citer le poète James Baldwin : “Life is more important than art. But art makes life important” (La vie est plus importante que l’art, mais c’est l’art qui rend la vie importante). Ce qui est valable pour n’importe quel art – littérature, musique etc. – dans le sens que, pour moi, ce n’est pas tellement l’art qui est important, c’est la culture qui est importante car elle nous permet d’atteindre un niveau autre.

Les Documenta de Kassel semblent vouloir témoigner de la phase de transition et d’incertitude que l’humanité entière est en train de traverser. Mais à la fin de la visite, l’on a l’impression que les artistes n’auraient pas de solution à apporter pour avancer. Tout en menant votre enquête par rapport au phénomène de la diaspora culturelle, vous parvenez à vous focaliser sur des artistes qui dénoncent cette phase de transition et qui en même temps parviennent à livrer un message.

 

Que pensez-vous de ce qui est en train de se produire dans le cadre de manifestations si importantes que les Documenta ou les différentes Biennales ?

Le problème est qu’aujourd’hui, le public est arnaqué : personne ne s’y intéresse, tous les acteurs de l’art s’intéressent aux collectionneurs, aux sociétés, au glamour. On pourrait se dire que l’art est destiné à l’élite. Mais qui est cette élite ? Ce sont ceux qui ont de l’argent ? Oui, aujourd’hui ceux qui sont fortunés sont considérés comme une élite. Mais en réalité quel est le rôle de l’art ? C’est aussi d’essayer de rajouter quelque chose au quotidien parce que l’art est quelque chose qui soigne l’intérieur, qui donne de l’espoir.

La Triennale que je viens d’organiser en Arménie a donné de l’espoir à une ville – Gyumri – où il y a 20 ans un tremblement de terre a tout détruit. Ils sont en train de remonter la pente mais ils n’ont pas d’espoir. Une dame est venue me voir et elle m’a dit “nous étions tristes, vous nous avez donné de la joie”. Tout ça n’existe plus en occident. Quand on se rend sur les Documenta ou les Biennales, l’on ne tombe que sur une sorte de foire aux vanités qui ne sert qu’à complaire les collectionneurs et les curateurs se soumettent à cette logique.

Dans ce cadre-là, comment voulez-vous que les Documenta soient autre chose que ce que qu’ils sont ? Au fond Adam [Szymczyk, directeur artistique des Documenta 14] doit bien être conscient de tout ça. L’idée d’avoir deux sièges à Athènes et à Kassel est très juste. Mais Adam est polonais, il a derrière lui Tadeusz Kantor [peintre, scénographe et metteur en scène du XXe siècle] qui a été l’une de plus grandes personnalités de l’art et qui a réalisé des expositions extraordinaires en termes d’œuvres et de performances. Mais la génération d’Adam qui vient après détient juste un exemple et non pas un vécu. Par exemple, pour Adam, le cabaret rentre dans l’idée de la performance là où la performance est bien autre chose. Pour revenir aux Documenta, je pense que c’est la faute des Allemands : qui choisit les commissaires ? Qui donne 37 millions d’euros à quelqu’un qui n’a pas suffisamment d’expérience ni du vécu ? J’ai visité le siège d’Athènes et je considère qu’Adam n’y a pas fait de la culture, mais du simple P.R. pour la Grèce et de ce fait, ils lui sont tous reconnaissants. Donc on revient au rôle du curateur P.R.

 

En tant que curatrice, quels sont vos critères de choix ?

J’aime l’art, j’en fais avec amour. C’est clair que si tu fais de l’art pour donner du désespoir, tu ne le fais pas avec amour. Mon moteur principal est l’amour que j’ai pour l’art, je ne pourrais pas vivre si je n’avais pas l’art. Donc pour moi, l’art et ma vie vont ensemble, je passe toute la journée là-dedans. Tout le reste, la “réalité”, me tue mais je dois faire avec. J’aime l’art et je veux partager cet amour avec les autres. Par conséquent, quand je monte une exposition, je fais de mon mieux pour l’artiste comme pour le public. Le reste c’est du blabla. Tous les curateurs n’aiment pas l’art : ils aiment le pouvoir, l’argent, la couleur, même leur goût personnel. Je ne sais pas d’où ça vient, cet amour pour l’art. Ce sont les artistes qui ont remarqué ma dévotion pour l’art. C’est pourquoi, en dépit de toutes les années de travail et malgré mon âge, je peux encore faire des expositions fraîches.

Et donc le choix de créer des expositions telles qu’Arménité à la Biennale de Venise 2015 [récompensée par le Lion d’or], Aqua, Africa…

J’ai beaucoup appris par les artistes Fluxus, qui étaient assez focalisés sur le hasard. On dit que le hasard est un choix de Dieu, ce qui implique que, puisque l’on ne peut pas le contrôler, le hasard dans lequel chacun d’entre nous se trouve, vient d’ailleurs. Je n’ai jamais fait de choix de carrière. Quand j’ai une idée d’exposition, je me bats pour trouver les moyens pour la réaliser. Mais quand il s’agit des institutions, ce sont normalement elles qui me proposent des projets. Par exemple, je n’ai pas cherché à m’occuper du pavillon arménien à la Biennale de Venise, cela m’a été demandé. Et quand l’on me demande, pour moi c’est du hasard.

 

Que pensez-vous de la création contemporaine ? Y a t-il encore de la place pour l’espoir, pour les artistes qui ont un message à livrer et non pas un message complètement destructif ?

Récemment, j’ai lu quelque part que pour avancer dans l’art, l’on ne peut plus travailler dans son propre coin mais il faut travailler ensemble. Parallèlement aux expositions, je m’occupe de la production de courts-métrages et de vidéos, ce qui m’a permis de constater que le réalisateur ne peut rien faire sans son équipe. Il y a des artistes, comme par exemple Damien Hirst, qui travaillent dans leurs ateliers, commissionnent des sculptures après en avoir tout simplement réalisé les dessins et signent tout seuls. Cette mentalité individualiste et le côté servile des curateurs ne peut plus continuer car désormais, l’art est dans les mains de n’importe qui, de gens qui n’y comprennent rien et qui n’ont aucune sensibilité.

C’est pourquoi maintenant – comme dans les années 1960 et 1970 – les artistes doivent travailler ensemble mais il ne faut pas que les directeurs des écoles dirigent les artistes. Le monde de l’art est en train de mourir à cause de la bureaucratie et des choix politiques des comités, des ignorants, etc. C’est à cause de ça que j’ai appelé la Triennale en Arménie “Le mont analogue” : j’ai été inspirée par le titre du livre de René Daumal qui parle d’un groupe de gens qui cherchent ensemble le mont analogue et même s’ils ne parviennent pas à leur objectif, l’important est le fait d’avoir travaillé ensemble. Maintenant, un curateur de qualité doit savoir faire travailler les artistes ensemble. Parce que faire un one-man show c’est du bluff, c’est l’artiste qui est le curateur de sa propre exposition car c’est lui qui en décide. Mon point de vue est assez drastique et je sais que plein de gens ne sont pas de mon avis. J’ai toujours été militante, pas de manière agressive mais je considère qu’à travers le langage de l’art, il y la possibilité de dire certaines choses. Et aujourd’hui, il est difficile d’exprimer certaines idées à travers l’art, l’on préfère montrer des choses faciles et douces. Encore aujourd’hui, l’on peut trouver des artistes de qualité qui réalisent des œuvres magnifiques, mais souvent la manière de penser de l’artiste s’est déformée : comme il n’y a pas de moyen financier et puisque les prix de la logistique ont énormément augmenté, il raisonne comme un galeriste. Les banques et les collectionneurs ont beaucoup d’argent et ils ne tiennent pas compte que les musées et les institutions ne peuvent pas dépenser autant. Les galeries et les musées de plus hauts niveaux peuvent soutenir des frais assez importants, mais comment les autres peuvent-ils faire ?

 

Pour revenir à la création, vous disiez que les artistes doivent travailler ensemble sans être dirigés. Mais quand l’on visite des foires d’art contemporain, l’on peut constater que ce qui n’est pas très côté est pratiquement évacué. Comment la création, qui a quelque chose à dire et de l’espoir à apporter, peut-elle encore s’affirmer ?

En Occident, plus du tout. Il faut se rendre dans des pays où ce n’est pas cher. Dans les foires, l’on voit des grandes installations – souvent de très belles choses – proposées par les galeries pour des raisons commerciales. Mais la question qui surgit est : hormis Beaubourg et la Tate Modern, quel est le musée qui aujourd’hui peut soutenir les frais de logistique qui vont avec ? Je viens d’une génération qui produisait beaucoup d’œuvres. Par exemple, le bateau de Barthélémy Toguo [l’un des artistes qui a participé à l’exposition “Africa”] a été produit par mon organisation, « Art of the World » au Brésil car en Europe cela aurait représenté un investissement trop onéreux. Les coûts sont gigantesques en Europe. C’est pourquoi beaucoup d’artistes ne parviennent pas à bien travailler en Europe.

 

Votre dernière création est l’exposition « Africa » au PAC de Milan qui chevauche une fois de plus la thématique de la diaspora car vous avez fait appel autant à des artistes qui habitent dans l’Afrique noire qu’à des artistes qui vivent dans le reste du monde. On y retrouve une sorte de fil rouge : ces artistes n’expriment pas seulement les valeurs liées à la culture strictement  africaine…

C’est la poésie qui amène à une autre dimension.

 

En dépit du fait que les œuvres touchent des sujets assez dramatiques, l’impression que les artistes cherchent à apporter de l’espoir par le biais de leur travail…

Cet espoir vient aussi de l’interaction entre les couleurs, les objets. L’espoir ne peut pas être abstrait, c’est quelque chose de concret et de visuel. Quand l’on voit l’herbe verte, l’on a déjà plus d’espoir que si l’on voit la terre grise. C’est pourquoi, l’esthétique peut jouer un rôle dans l’espoir si derrière il y a du sens. Je crois que les Documenta de cette année sont ratées aussi parce qu’il n’y a rien de joyeux là ou dans les éditions précédentes, il y avait des éléments joyeux malgré les problématiques terribles qui y étaient traitées. René Daumal dit que « Si tu n’arrives pas à avoir de l’espoir à travers ce que tu fais, ça ne vaut plus la peine de vivre ». Il est clair qu’il ne faut pas être naïf, souvent les gens prennent ce genre de propos comme une sottise mais en fin de compte nous avons tous besoin d’espoir.

 

Danilo JON SCOTTA