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Wim Delvoye

Il a inventé des machines à produire des excréments, tatoué des cochons qu’il élève en Chine, transformé des camions en cathédrale néogothique, créé des vitraux tendancieux, des nichoirs sado-maso ou encore des bas-reliefs en marbre inspirés de jeux vidéo, et veut lancer sa fondation et des projets d’hospitalité en Iran. Wim Delvoye reste toujours l’enfant terrible de cette génération d’artistes belges, qui a révolutionné l’art contemporain. Plasticien, collectionneur, ingénieur, entrepreneur, architecte… ce multicasquette subversif, installé à Gand, est passé maître de « l’oxymore visuel » depuis une trentaine d’années, repoussant les limites du tabou, du politiquement correct et du bon goût entre trivialité et ironie, provocation et détournement, sacré et profane. Son œuvre relève d’un travail de recherche sur le vivant, le corps et les machines, où il entremêle et requestionne ses thèmes de prédilection entre l’histoire de l’art, la religion, la politique, le social, la scatologie, la lutte des classes. Pluridisciplinaire, il se plaît aussi à manier tous les moyens d’expression, associant savoir-faire artisanal et nouvelles technologies, via des procédés sophistiqués et sérieux. Conversation passionnante, raisonnée et cocasse, avec cet artiste iconoclaste de 56 ans qui aime à la fois prédire et suivre les mutations du monde.


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