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Dicrola – CHIC ART FAIR 2010

 

Le pari de CHIC qui consistait à lancer une nouvelle foire d’art contemporain au sein d’un nouveau lieu à peine fini d’être construit semble réussi. Le cadre, la Cité de la mode et du design, en bord de Seine, est parfait et les œuvres exposées véhiculent une énergie d’une grande fraîcheur tout en restant dans la perspicacité de recherches formelles et conceptuelles très actuelles. Cette foire, comme les autres est un marché et l’on y expose pour vendre, mais cet impératif ne domine pas le propos, et la déambulation, l’ambiance a quelque chose de fort sympathique, inédite pour ce genre d’événement. Le design et l’art s’y côtoient en se faisant des clins d’œil, parfois en s’y donnant la main, et l’on suppose qu’il se passe des choses en coulisses car certaines œuvres résultent à coup sûr de leur accouplement. Élégance et désinvolture, « élégance naturelle », le CHIC habille comme un gant la jeune foire prometteuse. Outres les stands, performances et installations dynamisent le parcours, jusqu’au toit, une impressionnante terrasse longue de plus de cent mètres, tapissée façon planches de Deauville, donnant vue sur la Seine, la gare d’Austerlitz et le nouveau quartier de la Bibliothèque Nationale. Une sorte de vision romantique contemporaine. Le week-end s’annonce festif !

Le pari de CHIC qui consistait à lancer une nouvelle foire d’art contemporain au sein d’un nouveau lieu à peine fini d’être construit semble réussi. Le cadre, la Cité de la mode et du design, en bord de Seine, est parfait et les œuvres exposées véhiculent une énergie d’une grande fraîcheur tout en restant dans la perspicacité de recherches formelles et conceptuelles très actuelles. Cette foire, comme les autres est un marché et l’on y expose pour vendre, mais cet impératif ne domine pas le propos, et la déambulation, l’ambiance a quelque chose de fort sympathique, inédite pour ce genre d’événement. Le design et l’art s’y côtoient en se faisant des clins d’œil, parfois en s’y donnant la main, et l’on suppose qu’il se passe des choses en coulisses car certaines œuvres résultent à coup sûr de leur accouplement. Élégance et désinvolture, « élégance naturelle », le CHIC habille comme un gant la jeune foire prometteuse. Outres les stands, performances et installations dynamisent le parcours, jusqu’au toit, une impressionnante terrasse longue de plus de cent mètres, tapissée façon planches de Deauville, donnant vue sur la Seine, la gare d’Austerlitz et le nouveau quartier de la Bibliothèque Nationale. Une sorte de vision romantique contemporaine. Le week-end s’annonce festif !

Texte Alexandre Devaux

Le matin de l’ouverture de CHIC ART FAIR est frileux. A l’entrée la Cité de la mode et du Design, les lettres A-R-T, faites de glace, pendent au-dessus d’une énorme plaque à chauffer qui ne fait rien pour rechauffer le bâtiment venteux. La sculpture de Geraldo diCrola s’égoutte sur la plaque et la brume se lève. CHIC ART FAIR, selon les fondateurs Cécile Griesmar et Sandrine Bisognin, invente un nouveau modèle de la Foire d’Art Contemporain : elles ont créé pour la prèmiere fois dans une foire à Paris des « passerelles avec l’art design au travers de pièces qui seront éditées exclusivement pour l’occasion . » 10 galeries présentent des projets spéciaux créer spécifiquement pour CHIC. La foire est construite « à la française avec un rayonnement international » pour faire émerger un nouveau discours et créer un dialogue : 75% des galeries sont françaises (Paris et Régions avec une présence de galeries parisiennes largement majoritaire, à 90%). Patti Maciesz et Adrian Sanders, deux américains qui ont tous les deux 25 ans, sont les commissaires du rez-de-chausée. Avec leur projet HALFSLANT, ils ont « essayé d’imaginer un centre commercial super-Americain, vue que, à l’origine, cet bâtiment a été construit pour cette fonction. Cela a été retardé à cause de la crise et, à part la foire, il reste vide.» HALFSLANT a selectionné 15 artistes qui participent avec CHIC à faire naître ce centre « utopique ». D’abord, Patti montre la Videoarcade, où le visiteur choisi un DVD dans une boite blanche, marquée avec une description simple (« Sky Diving, More Swamp Sounds »). « La plupart du temps, les magasins de vidéo fonctionnent uniquement avec des images. Mais ça change ici, car il y a que ces textes pour décrire le clip. » Avec son smartphone, le visiteur regarde le video qui correspond avec Youtube. Ensuite, on entre dans l’Immobilier/Mobile, qui raconte des histoires de meubles et de maisons nomades et égarés. « L’objet rêvé boutique » est notre préféré. Au premier abord, il ressemble à une salle de réception tout à fait normale : il y a une fille souriante qui nous accueille en demandant « qu’est-ce que vous voulez ? » Puis, une troupe de 8 ou 9 assistants apparaissent et demande la même question. Avec leur aide et imagination, le visiteur réédicte ses rêves d’enfance : Patti a rêvée d’être vétérinaire, et donc les assistantes de la boutique prétendent être des chiens afin qu’elle puisse les soigner.

Article provenant du magasine Online « vivre paris »

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